Les conseils du Dr Dominique : quel type de crowdfunder êtes-vous ?

Dr Dominiqie (Photo : Dominique Clère) - Flibusk

Dans l’équipe Flibusk nous avons notre spécialiste du crowdfunding, le Dr Dominique. Sur notre site, il vous dispense conseils et guide de bonne conduite de campagne participative !

Vous avez une idée en tête, et vous êtes prêts ? Cette fois c’est décidé, vous lancez votre premier crowdfunding !

Se lancer dans une campagne de financement participatif, ce n’est pas si facile. De l’idée au passage à l’acte, il y a un pas que beaucoup ne franchiront pas, ou avec difficulté.

Quelle que soit la campagne que vous voulez réaliser, vous ne pourrez vous lancer sans ressentir cette boule au ventre, la même qu’avant les contrôles de  français, ou les entretiens d’embauche. Rien de grave, vous êtes parfaitement normal !

Pour d’autres, démarrer un crowdfunding semblera évident. Une ligne de départ qu’ils traverseront tambour battant, en explosant les limites de vitesse. Au mépris peut être des règles de sécurité.

Fauteuil pour handicapé, la Brigade des Inventifs (Dessin : Samuel Ménétrier) - Flibusk

Nous ne sommes pas égaux par nos réactions devant une tâche à accomplir. Quelques personnes n’éprouveront aucune crainte, quand la majorité aura besoin d’une mise en confiance.

Le financement participatif accueille une multitude de profils, plus ou moins assurés, plus ou moins efficaces, avec leurs qualités et leurs défauts.

Aujourd’hui, le Dr Dominique va tenter de vous en présenter quelques uns, dans lesquels vous vous reconnaîtrez peut être ! Toute ressemblance avec des Flibuskiers ne serait que pure coïncidence.

Le fonceur

Le fonceur sait tout. Il a tout lu, tout vu, et sait tout ce qu’il a à savoir sur le financement participatif. Pourquoi s’en faire ? La campagne, c’est SA campagne ! In the pocket qu’il va la réussir !

La confiance en soi est un élément indispensable d’un financement réussi. Je dois avoir confiance en moi, et je dois avoir confiance dans le projet, le produit que je propose, pour convaincre les contributeurs de me suivre.

Mais il ne faut pas tomber dans l’excès. L’excès de confiance peut nuire, surtout si la campagne piétine. Dans ce cas, le fonceur qui n’a pas consulté, ne s’est pas appuyé sur des relais, risque de voir la confiance de départ le quitter. Sa campagne peut échouer, faute d’avoir bien préparé le terrain en amont.

Le perfectionniste

Les pyramides ne se sont pas faites en un jour, pas plus que certains projets de financement participatif ! Il est parfois bon d’attendre et de repousser les échéances pour bien se préparer, et affiner les objectifs de son financement participatif.

Mais pour certains porteurs de projets perfectionnistes, la volonté de parfaire enterre les belles idées dans la poussière. À trop peaufiner, on finit par gamberger. Le projet repoussé sans cesse finit par perdre de sa fraîcheur et de sa spontanéité.

Susciter l’attente est une clé pour un crowdfunding qui exploserait les compteurs. Mais elle ne doit pas être une excuse à l’inaction.

L’épargnant

L’épargnant est un dérivé du perfectionniste. Il s’agit d’un prudent, dont les placements se limitaient jusque là au livret A. Là, il se lance dans le financement participatif, où la réussite et le rendement sont beaucoup plus aléatoires.

Quel montant choisir ? Comment se lancer ? L’épargnant met du temps à se décider, prolonge l’amont de sa campagne au-delà du nécessaire. Il choisit souvent l’option la plus basse, la plus sécurisante.

En se cantonnant ainsi dans ses prévisions les plus basses l’épargnant se prive, par trop de sécurité, d’envisager des objectifs les plus élevés.

Le data-analyst

Le data-analyst a fait plusieurs campagnes. Il les a étudiées, a étudié celles des autres. Désormais, il lit dans les arcanes du financement participatif. Les statistiques lui ont révélé le secret d’un crowdfunding bien réalisé. Montant moyen pondéré par le nombre de contributeurs en fonction des visites sur la page lui donne la clé de la réussite.

L’excès d’expérience permet d’emmagasiner des données : un peu, beaucoup, et parfois trop ! Si le fait d’avoir mené plusieurs campagnes fait apparaître des récurrences statistiques, elles n’en sont pas une réalité absolue pour autant.

Savoir le nombre de visiteurs nécessaires à une collecte donne une estimation de volume mais ne garantit pas la réussite. Les analyses statistiques sont utiles pour programmer une campagne, mais ne doivent pas occulter le principal : le contenu du projet, sa présentation et son histoire qui apportent la touche d’authenticité susceptible de convaincre les contributeurs.

Le timide

S’afficher sur Internet c’est pour certains une seconde peau qui se déroule sur les réseaux sociaux, pas pour tous. La présence sur Internet s’est fortement développée, mais beaucoup sont encore réfractaires et mal à l’aise avec ce média, qui peut afficher tous les détails de la vie privée.

Facebook, Instagram, Twitter, le timide y va à reculons, ce qui est préjudiciable quand on veut lancer un financement participatif. Le timide lancera sa campagne, oui. Mais une fois en ligne, il aura peur de la partager, de s’afficher, d’échanger, d’ennuyer ses amis avec son crowdfunding. Il risque alors de ne rencontrer aucun écho.

Une campagne participative, pour partie, est une mise à nu. Une nécessaire mise en avant de son projet, qui oblige le porteur de la collecte à communiquer, par e-mail, par les réseaux sociaux, à lancer et relancer ses amis jusqu’à la réussite.

Le veinard

Dans le financement participatif, il y a aussi le veinard, celui à qui tout sourit. Il se lance sans réflexion, sans plan de route, sans accompagnement, mais qui obtient un succès considérable.

Sa campagne ? Il n’y a pas réfléchi. Ses contreparties non plus, ni ses paliers de dépassement. Et pourtant, elle finit par un formidable succès. Alors pourquoi ne pas suivre son exemple ?

Le veinard est un profil assez peu répandu dans le financement participatif. Car il faut dire qu’il a un avantage. La plupart du temps le veinard est déjà connu, reconnu, et a une communauté de fans qui attendent son projet. Il dispose d’un filet de sécurité par sa notoriété qui lui permet de réussir son crowdfunding.


Il existe d’autres profils, il y en a des centaines. Autant que de créateurs qui fondent beaucoup d’espoir dans le financement participatif. Les clichés que nous vous sortons de la nasse, évoquent la plupart des comportements qui peuvent sérieusement grever la réalisation d’une bonne idée.

Alors, êtes-vous plutôt fonceur, perfectionniste, épargnant, data-analyst, timide ou veinard ? Découvrez votre profil en contactant le Dr Dominique sur contact@flibusk.com !